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THE WRESTLER de Darren Aronofsky avec Mickey Rourke, Mark Margolis, Evan Rachel Wood, Marisa Tomei, Todd Barry(...) Genre : Drame - Durée : 01:45:00 Pays : États-Unis - Sortie en salle : 18/02/2009 Résumé : Randy « The Ram » Robinson était une légende du catch pro durant les années 80. Vingt ans plus tard, il a tout perdu : sa fille ne lui parle plus, il vit seul dans une caravane miteuse, travaille comme manutentionnaire dans un supermarché. Usé jusqu’aux os, il continue pourtant le catch, assurant des représentations tous les week-ends devant un public de passionnés qui se repaissent de sa légende. Mais après un combat particulièrement mouvementé, Randy fait un arrêt cardiaque. Le catch, c’en est désormais fini pour lui. Il essaie alors de tourner la page en renouant difficilement avec sa fille et en tentant de séduire Cassidy, une strip-teaseuse quadragénaire.

L'avis de la rédaction  COUP(S) DE CŒUR Prendre une bonne baffe et retrouver la raison. C’est ce qui est arrivé à Darren Aronofsky. Après l’échec de THE FOUNTAIN, tout en mégalomanie, le cinéaste retrouve la caméra avec humilité. Et de l’humilité, THE WRESTLER n’en manque pas. De celle qui confère à un film toute sa splendeur et sa profondeur. Finie la mise en scène tape-à-l’œil : pour ce projet, Aronofsky cale sa caméra sur l’épaule, filme les corps et les visages au plus près, captant avec force et bienveillance les blessures physiques et morales de ses anti-héros abîmés. Sur un mode très proche du reportage, Aronofsky lorgne clairement vers l’épure des Dardenne, ce qui, dans le cinéma américain, n’est pas la moindre des audaces. Il parvient à saisir cette Amérique que l’on voit rarement, celle des romans de Steinbeck ou des chansons de Springsteen (qui signe le générique de fin). Profondément attaché à l’humain, aux émotions simples mais vraies, THE WRESTLER ne révolutionne rien, ne surprend pas, mais renoue avec cette gageure du cinéma des années 70 qui mettait le récit au centre de tout. Un récit qui prend à la gorge, divertit, bouleverse, servi avec brio par un Mickey Rourke dont la vie n’est pas si loin de celle de son personnage. Du pur cinéma et un moment indispensable que l’on n’oubliera pas de sitôt.

Mar 17 mar 2009 Aucun commentaire