Partager l'article ! Le chat du Rabbin: LE CHAT DU RABBIN Film d'animation français de Joann Sfar, Antoine Delesvaux avec François M ...
| Le Palace de Romorantin sur Cinefil |
| Trouvez le Palace ! |
| Tarifs |
|
Payer moins ? La Carte Privilège |
|
Ciné Pass |
| Rendez-vous cinéphiles avec les Amis du Cinéma |
| Connaissance du Monde 2012-2013 |
|
Votre cinéma sur Allociné |
|
Projectionniste.net, le site des... |
| Le blog du Ciné Lumière de Vierzon |
|
Les Salles du circuit CVL |
|
Petites-annonces conditions de parution |
| Achats & Ventes d'Affiches |
| Emploi | Stage |
| nous contacter |
LE CHAT DU RABBIN
Film d'animation français de Joann Sfar, Antoine Delesvaux avec François Morel, Maurice Bénichou, Hafsia Herzi... (2011 - 1h30)
Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne
dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra
enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Bientôt un peintre russe débarque dans la communauté, et entraîne dans sa suite une petite troupe pour partir à la recherche de Juifs
d'Afrique.
Critique
Césarisé pour son « conte » sur la vie de Serge Gainsbourg, Joann Sfar revient avec une adaptation de la bande dessinée qui a fait sa gloire : Le Chat du Rabbin. On y retrouve un univers enchanté et proche du conte philosophique.
Alger, années 20. Un chat ( François
Morel), appartenant au rabbin ( Maurice Bénichou), vous vous en
doutez, se retrouve avec le don de la parole après avoir dévoré le perroquet de son maître. Seulement cette parole est fausse, ce qui chagrine son propriétaire et l'amène à s'interroger sur
l'utilité pour un chat de respecter les commandements divins. Mêlant les intrigues de plusieurs des albums de la série, le film suit les aventures du chat cherchant à convaincre le rabbin de lui
faire une bar-mitsva pour pouvoir passer plus de temps avec sa maîtresse ( Hafsia
Herzi), du rabbin aux prises avec l'administration française et puis de leur quête, en compagnie d'un chanteur musulman ( Fellag) et d'un peintre russe émigré ( Sava Lolov), de la Jérusalem d'Afrique, cité mythique où vivraient les juifs noirs en
parfaite paix et harmonie.
On retrouve dans Le Chat du
Rabbin (le film) tout ce qui avait fait le succès du Chat du Rabbin (la B.D.) : le dessin coloré et le trait fin de Joann Sfar, le parler direct
chat, le questionnement théologico-philosophique du rabbin, et surtout le ton humoristique et léger. Dommage que l'intrigue du Chat du Rabbin apparaîtra un peu trop familière pour ceux qui
connaissent les livres. La qualité de l'œuvre est indéniable, mais on aurait peut-être aimé des aventures nouvelles plutôt qu'un mash-up de celles déjà connues.
Pour son film, Joann Sfar a choisi de succomber aux sirènes de la 3D qui monopolisent toujours plus nos salles obscures. Ce choix
l'oblige (ou lui permet?) de forcer les couleurs jusqu'à saturation, ce qui d'une part donne évidement beaucoup de chaleur à son Algérie d'avant-guerre, mais d'autre part peut accentuer le
malaise déjà souvent provoqué par la 3D elle-même. Néanmoins l'univers si particulier de l'auteur prend véritablement vie dans ce film, grâce aussi au travail fait avec les acteurs qui ont servi
de modèles aux dessinateurs, ce qui permet un mouvement très naturel. Les fans des livres apprécieront de voir vibrer les personnages qu'ils affectionnent, les néophytes découvriront une histoire
intelligente et attachante.
Par Flavia Guéhéneuc