Partager l'article ! "Au revoir" à Ciné Lundi 7 Novembre à 18h et 21h: AU REVOIR Film iranien Mohammad Rasoulof avec Leyla Za ...
| Le Palace de Romorantin sur Cinefil |
| Trouvez le Palace ! |
| Tarifs |
|
Payer moins ? La Carte Privilège |
|
Ciné Pass |
| Rendez-vous cinéphiles avec les Amis du Cinéma |
| Connaissance du Monde 2012-2013 |
|
Votre cinéma sur Allociné |
|
Projectionniste.net, le site des... |
| Le blog du Ciné Lumière de Vierzon |
|
Les Salles du circuit CVL |
|
Petites-annonces conditions de parution |
| Achats & Ventes d'Affiches |
| Emploi | Stage |
| nous contacter |
AU REVOIR
Film iranien Mohammad Rasoulof avec Leyla Zareh, Hassan Pourshirazi, Behname Tashakor...(2011 - vostf - 1h40)
Dans l’Iran d’aujourd’hui, une jeune femme avocate à qui on a retiré sa licence d’exercer, est enceinte de quelques mois. Elle vit seule car son mari
journaliste vit dans la clandestinité. Traquée par les autorités, et se sentant étrangère dans son propre pays, elle décide de fuir...
Inculpé par l'Iran à 6 ans de prison pour “actes et propagandes hostiles”, il est défendu à Mohammad Rasoulof de toucher une caméra pour les 20 ans à venir. Entre deux jugements, il parvient néanmoins à nous livrer son dernier témoignage : Au revoir.
Noura, jeune avocate Iranienne n'a plus
qu'une idée en tête, une pensée qui l'éprouve et la ronge, qu'elle ne peut formuler qu'a voix basse, deux passeport dans une main, une liasse de billets dans l'autre, un désir pour lequel elle
est prête à perdre la vie, et pourquoi pas la donner. Noura ne veut plus qu'une seule chose : fuir. Enveloppée d'un voile de classe triste et d'un masque de charisme froid, Leyla Zareh se débat seule dans les rouages d'un système corrompu qui lui à retiré son droit d'exercer et d'un système D qui
grignote lentement (parfois trop) ses derniers espoirs. Son mari, Behname Tashakor, un journaliste clandestin, lui
donne un enfant. Un calcul qui devrait leur permettre de s'installer sur le sol d'une nouvelle nation, n'importe laquelle.
Baladée par Hassan Pourshirazi, un brillant spécialiste des départs discrets à l'étranger, conseillée par ses proches et harcelée par la police, tout au long du film, Leyla Zareh tient à elle seule le miroir d'une existence iranienne. Pointant du doigt les réalités d'une femme non-accompagnée dans la République islamique, Mohammad Rasoulof souligne les absences, les attentes et les déceptions qui leurs sont infligées.
Parfois, peut-être s'y prend-t-il même
trop bien. L'oppression traduite par de sourds et interminables plans séquences, lorsque se font entendre dans la salle le grincement des sièges et les soupirs de ceux qui s'y trémoussent,
semblent parfois exagérés. Face à certains longs et silencieux plans fixes, le spectateur livré à lui même ressent plus pesamment les angoisses de Noura, séquestrée par une dictature kafkaïenne,
et s'émeut sincèrement de sa solitude. Devant d'autres, il laisse son esprit s'égarer sur ses propres petits soucis, conscient de la situation iranienne mais fatigué de l'observer de si
près.
Par Paul Gevin pour "Toutlecine.com"