Partager l'article ! Adrien Fourneau, finaliste du prix junior du meilleur scénario...: // // Adrien : « L’histoire de Méliès ...
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Il est né et a grandi à Romorantin. Bercé par la bande-son des films projetés dans le cinéma de son père, de l’autre côté du mur de sa chambre. La famille vivait alors à l’étage du Palace. Le charme ne pouvait qu’opérer…
Adrien Fourneau, qui usait volontiers ses fonds de culottes dans les salles obscures, est devenu un beau jeune homme de 27 ans dont le scénario vient d’être retenu parmi 300.
L’enjeu est de taille : le 23 novembre prochain, l’un des six scénaristes encore en compétition se verra attribuer le Prix junior du meilleur scénario. « L’équivalent des Césars » traduit le papa Francis, le patron des cinémas de Romorantin et de Vierzon, le premier fan d’Adrien. La consécration, porte ouverte à une belle carrière, après des années de travail « pas toujours dans la souffrance ».
“ Des moments très durs de face à soi ”
Diplômé en 2004 de l’École internationale de création audiovisuelle et de réalisation (Eicar), Adrien Fourneau s’est installé à Paris, il y a
trois ans, pour travailler… dans un cinéma. Place Clichy, à mi-temps. « Alimentaire », dirait Watson. Mais Adrien y est attaché. Il y rencontre du monde, apprécie les
horaires plus « calés », garde-fou d’une absorption totale par son « Usine à merveille », le scénario-hommage à Georges Méliès qui l’emplit depuis
5 ans.
« J’ai toujours été surpris qu’aucun film n’existe sur ce créateur du premier studio de cinéma, explique-t-il. Sa vie est pourtant fabuleuse, tragique. Il y a
vraiment matière à réaliser un très beau long-métrage… » Et le Romorantinais de conter le vieil homme aux 500 films finissant tristement sa vie comme vendeur de bonbons.
« Un jeune journaliste fait tout pour lui rendre hommage ». Ainsi débute le scénario enchaînant ensuite les flash-backs.
Adrien Fourneau a vu grand. Gros budget, gros moyens, de nombreux figurants et des vues de Paris en 1900. « Délicat pour un premier film ». Il a donc négocié avec ses
ambitions. « J’aimerais tout au plus participer à la co-réalisation ».
Des mois de recherche ont nourri la passion. Les versions se sont enchaînées, les réalisateurs Philippe Lioret et Patrice Leconte, rencontrés sur des tournages, y allant de leurs conseils.
Adrien a appris le perfectionnisme et la prudence à ses dépens. L’an dernier encore, on lui retournait son scénario lors d’un trophée, lui conseillant de le travailler encore…
Le jeune homme s’est exécuté. « Il y a eu des moments très durs de face à soi. Des moments où on lâche l’affaire en culpabilisant. Avant de se rendre compte, par la suite, que ce temps
était nécessaire pour mûrir le projet. »
Aujourd’hui, Adrien se sent au bout de l’écriture. Autoriser à attendre, serein. Espérant le prix, mais se persuadant qu’« une sixième place lui permettrait déjà de se faire
remarquer. » S’osant enfin philosophe : « Ce n’est plus de mon ressort ! »