Partager l'article ! Fausta: Fausta de Claudia Llosa, Ours d'or Berlin 2009 et prix d'interprétation féminine ...
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Fausta souffre d'une maladie, le 'lait de la douleur', qui est transmise par le lait maternel - elle touche uniquement des
femmes qui ont été maltraitées ou violées à l'époque des combats terroristes au Pérou.
Cette période terrible est révolue depuis longtemps mais Fausta en est un souvenir vivant. Lorsque sa mère meurt, Fausta est forcée d'affronter ses peurs.
143 séances pour ce film dans 22 salles différentes

le 16 Juin 2009 par Coralie HuchéDire l'horreur. La chanter, l'exprimer par des silences, la concrétiser par des gestes. Telle est la performance de 'Fausta, la teta asustada', deuxième long métrage de Claudia Llosa. Entre phobies et superstitions, le film dresse le portrait d'une femme craintive et fermée, incarnée par Magaly Solier. Tout son corps, sa voix, sa démarche communiquent quand se taisent les mots, économisés. Son attitude fuyante, son regard déterminé, ses sourcils froncés, composent le personnage de Fausta, atypique et symbolique. Elle évoque la mémoire du Pérou, son passé violent ; elle représente un malaise partagé, porte-parole silencieuse. Subtile, Claudia Llosa pose des questions universelles : comment avoir et faire confiance ? Comment vivre et accepter ? Fausta hérite de la terreur de sa mère, abusée pendant la répression. Pour faire son deuil, elle sort sa douleur dans les rues de Lima. Elle traverse la ville comme sa vie : tendue, deux pas derrière les autres. Tout aussi concentrée, la camera suit, slalomant entre les passants pour ne jamais lâcher son cap. Témoin de la progression de cette femme, de ses maladresses, ses efforts, l'image pointe souffrance et méfiance. Le récit se fait pourtant léger, lyrique, parsemé de traditions populaires et familiales. Personnage attachant et sujet grave bénéficient d'une réalisation habile et respectueuse. 'Fausta, la teta asustada' mérite son Ours d'or.
Les photos [evene]Fausta
(c) Jour2Fête
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Les vidéos [evene]Fausta
(c) Jour2Fête
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Titre original : La teta asustada
Durée : 1 h 34
Premier long métrage péruvien à recevoir l'Ours d'or depuis la création de la Berlinale en 1951, 'Fausta', de Claudia Llosa, aborde le traumatisme du viol avec respect et poésie. Le
contexte culturel et historique est précis ; le film n'en est que plus touchant.
Lire "INTERVIEW DE CLAUDIA LLOSA"
Et vous ? Vous avez vu ce film ? Faites nous part de vos impressions !
Donnez votre avis sur "Fausta"
Le Monde - Thomas Sotinel (16 juin 2009)
Dès son premier film, 'Madeinusa', Claudia Llosa jonglait entre la brutalité et la rêverie, l'horreur et la sensualité, d'une façon si clairement apparentée au réalisme magique des grands auteurs hispano-américains qu'on ne pouvait être surpris d'apprendre que la jeune cinéaste est apparentée à l'écrivain et homme politique Mario
Vargas Llosa.
Les Inrocks - Vincent Ostria (17 juin 2009)
'Fausta' n'évite pas certains écueils, dus à un schématisme polymorphe (.. .). Heureusement, il y a le côté documentaire (.. .) .Cette
partie réelle, avec des acteurs non professionnels s'exprimant en quechua, une des principales langues indiennes de la région, est la plus convaincante.
Télérama - Louis Guichard (17 juin 2009)
A la fois trop symboliste et trop peu expressif, le film enchaîne sans élan des scènes désaccordées, inégales, parfois fumeuses. Reste
cette figure mutique, presque aussi effrayante qu'effrayée, et l'actrice impressionnante qui lui donne ce regard, un puits de reproches sans fond (.. .) l'intérêt
du film se limite à son personnage principal.
Le Figaroscope (17 juin 2009)
Solitude, douleur, terreur, sont magnifiquement exprimées par la beauté farouche et les chants indiens de Magaly
Solier, émouvante interprète de 'Fausta'.