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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 07:44
BOY A de John Crowley avec Peter Mullan, Andrew Garfield, Siobhan Finneran, Alfie Owen, Victoria Brazier(...)
Genre : Drame - Durée : 01:40:00
Pays : Royaume-Uni - Sortie en salle : 25/02/2009
Résumé : Jack a vingt-quatre ans et sort tout juste de prison, où il a séjourné toute son adolescence, pour meurtre. Il va devoir tout réapprendre. Terry, assistant social, est là pour l’aiguiller, et le suivre avec bienveillance. Pour fuir le passé, ses ombres et ses témoins, le jeune homme se retrouve catapulté dans une ville inconnue, avec un logement chez l’habitant, un travail de manutentionnaire, et surtout, un nouveau nom. Jack se retrouve aussi face à l’autre, sa logeuse, ses collègues de travail, les inconnus dans la rue, et les possibles résurgences enfouies… Le calme est là, parfois, mais comment être sûr que rien ne menace, à force de cacher son histoire, même à ceux qui deviennent intimes ?

L'avis de la rédaction 
LA FUREUR DE VIVRE
Comment refaire sa vie ? Comment gérer les pires ombres du passé ? Comment faire face aux autres et à soi-même ? Autant de questions sans concession que ce second long métrage pose et traite avec rigueur, et avec une belle énergie. John Crowley tisse en effet une toile serrée où se croisent une description sociale chère au cinéma anglais, un récit initiatique implacable et sensible à la fois, et un suspense en filigrane, qui vient tendre le tout, entre densité et fragilité. Le cinéaste affronte ainsi des actes sans appel, qu’il filme avec frontalité et juste distance à la fois, et des scènes quotidiennes, dont la banalité existe par un regard bienveillant, sans parti pris édulcoré. La mise en scène et la construction narrative réussissent aussi à placer le spectateur en véritable témoin, pour qui se pose la question du choix affectif : accrocher ou nom au personnage ? Le suivre dans ses émotions ou pas ? Juger, rester neutre ou faire confiance au personnage ? Autant de chemins possibles que Crowley glissent sans pour autant tomber dans le film à thèse ni le pensum moraliste. Il se concentre sur l’énergie, avec des scènes qui frappent, comme le « lâchage » épileptique en boîte de nuit, porté par l’épatant Andrew Garfield. Un film brut et subtil, et un réalisateur à suivre.

Publié dans : Les Amis du Cinéma - Par Francis
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