Mardi 27 octobre 2009
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07:31
Hôtel Woodstock
Comédie américaine de Ang Lee, tout public
Durée : 1 h 50
Sélection officielle Cannes 2009 - En compétition
Sélection officielle Festival du cinéma américain de Deauville 2009 - Hors compétition
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Présentation
1969. Elliot Tiber, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'Etat de New York, où il tente de reprendre en
mains la gestion de leur motel délabré.
Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay... Alors que
la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie.
Voyant là une opportunité inespérée, Elliott appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, un demi million de personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans
l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.
La critique [evene] par Mathieu Menossi
Répondre par la fiction aux trois heures de documentaire de Michael Wadleigh de 1970 ('Woodstock'), la tâche s'avérait délicate. A la réalisation monumentale et historique du premier, Ang Lee a
choisi d'opposer une approche à hauteur d'homme, bien plus légère et intimiste. Loin des corniches tortueuses et tragiques de ‘Brokeback Mountain’, 'Taking Woodstock' empreinte les sentiers plus
vaporeux de la comédie psychédélique. Ne cherchez pas les Joplin, Grateful Dead et autre Jimi Hendrix, on ne les verra pas. La musique est d'ailleurs curieusement absente de ce film dont on aurait
attendu une bande-son plus présente. "Problèmes de droits", argue Ang Lee. Passons… Sorte d'histoire dans l'histoire, le cinéaste s'évertue à suivre celui sans qui rien n'aurait été possible,
Elliot Tiber, incarné à l'écran avec beaucoup de fraîcheur par Demetri Martin. Le récit s'articule autour du destin personnel de ce jeune décorateur d'intérieur dont la vie peine à démarrer,
tiraillé entre ses prérogatives familiales et son désir de couper le cordon. Un désir de libération individuelle qui trouve un écho évident dans cet élan collectif de 500.000 personnes. On retrouve
les thématiques chères au cinéaste : la famille, l'identité, les rapports entre les générations, l'émancipation.