Dimanche 29 novembre 2009
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CATALIN VARGA
Film Roumain de Peter Strickland avec Hilda Péter, Tibor Pálffy, Norbert Tankó... (1h24)
L'histoire...
Il suffit d'une indiscrétion pour jeter sur le pavé Katalin Varga et son fils Orbán. Reniée par son époux et montrée du doigt dans le village, la jeune femme s'enfuit avec lui en charrette et
s'engage dans un périple incertain. Voilà 11 ans que Katalin n'a pas repris les routes de Transylvanie. Elle n'a pourtant rien oublié. Au fil du trajet, les paysages se font inquiétants et les
autochtones plus méfiants. Mais Katalin s'entête parce qu'au bout du voyage l'attendent un passé et la possibilité d'une Rédemption...
La critique [evene] par Laurence Gramard
Brumeux, onirique, intemporel, le premier long de Peter Strickland fait l’effet d’un bad trip filmé. D’un véritable cauchemar éveillé. Forêts obscures, visages clos, bande sonore criarde et
lancinante : l’expédition punitive de Katalin Varga, jeune femme autrefois abusée sexuellement, se ressent plus qu’elle ne se raconte. Accentué par une image désaturée et un montage elliptique
troublant, le voyage sensoriel séduit ou laisse à la porte. Car outre sa forme inattendue et même bienvenue, cette énième histoire de vengeance féminine sombre malgré elle dans une rythmique
monotone. Sur fond de croyances religieuses et de moeurs archaïques, le réalisateur parvient toutefois à brouiller les frontières entre les notions de Bien et de Mal. A diluer les contours qui
séparent le bourreau de la victime. Tour de force délicat qui permet au film d’évincer tout manichéisme, et de se consacrer à une juste description des conséquences d’une violence omniprésente.
Soutenu par des interprètes énergiques et lumineux, ‘Katalin Varga’ remporte dans l’ensemble son pari initial : “atteindre des lieux où une caméra ne pourrait pas rationnellement s’aventurer”.
Publié dans : Les Amis du Cinéma
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Par Ciné CVL Palace
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