Mardi 22 décembre 2009
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CAPITALISM : A LOVE STORY
Film documentaire américain de Michael Moore. (2008 - vostf - 2h02)
Le documentaire explorera la crise financière à travers l'impact de la recherche du profit absolu sur l'économie mondiale
Tout juste vingt ans après le révolutionnaire 'Roger et moi', Michael Moore revient, avec 'Capitalism : A Love Story', aux sources du sujet qui a occupé toute sa carrière : l'impact désastreux de
la mainmise de l'entreprise sur le quotidien des Américains - et, par extension, sur celui du reste du monde. Mais cette fois, le coupable est d'une autre ampleur que General Motors et la scène du
crime nettement plus étendue que la petite ville de Flint, Michigan. De l'Amérique moyenne aux coulisses du pouvoir à Washington, jusqu'à l'épicentre de la finance mondiale à Manhattan, Michael
Moore propose au spectateur, une fois encore, de s'aventurer sur un terrain rarement arpenté.
La critique [evene] par Mathieu Menossi
Le capitalisme à la Moore, à la mort ! Après avoir épinglé l'industrie automobile, le lobby des armes à feu, l'administration Bush et le système de santé, Michael Moore est de retour avec
'Capitalism : A Love Story'. Le réalisateur s'y érige en ardent défenseur d'une classe moyenne américaine endettée, broyée par un système aux dérives excessives. Vingt ans après 'Roger et moi',
Moore continue de lancer ses banderilles contre ce libéralisme outrancier et s'efforce de témoigner des échecs d'un modèle échafaudé sur la seule initiative individuelle. Comme à son habitude, il
ne fait pas dans la dentelle et préfère tirer à boulets rouges, entre sensationnel et sensationnalisme. La frontière n'est pas toujours évidente. On est loin de Wiseman ou Depardon et de leur
cinéma-vérité. Comique burlesque, musique "cartoonesque", images chocs, enquêtes ouvertement partisanes, vérités parfois discutables, interventionnisme démonstratif : le mode opératoire est
désormais bien connu et présente toujours les mêmes limites. Sous couvert d'être compris par le plus grand nombre, Michael Moore déploie un argumentaire simpliste qui dérange et agace, et ce en
dépit de la réalité méconnue ou ignorée des injustices qu'il s'échine à dénoncer. Comme ces pilotes de lignes surdiplômés moins bien payés que des directeurs de fast-food et obligés de faire appel
aux coupons alimentaires de l'aide sociale. Des prisons privées pour adolescents dont l'un des actionnaires est le juge local. Ou encore ces polices d'assurances “dead peasant” ("paysant mort")
contractées par des entreprises comme la Bank of America sur la vie de leurs employés.
Publié dans : Les Amis du Cinéma
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Par Ciné CVL Palace
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